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J’ai léché le déodorant d’une pute

Lui, c’est un curieux insecte.

Elle, à chaque fois qu’elle ferme les yeux, elle se voit cloîtrée dans une cellule hideuse digne d’un nid de cafards.

Lui, il a le visage ensanglanté.

Lui, c’est l’Homme.
Elle, c’est la Pute.

Entre les deux, il y a un parcours qui laisse voir la nuit sous plusieurs angles ainsi que des lieux de croisements mal éclairés. Une chambre, un bar, un mur extérieur, une rue, un club de strip-tease, un appartement…

L’Homme a un exemplaire du Journal de Kafka dans la poche. Il sait se laver, faire sa lessive, tenir son appartement propre. Il a appris à ramper au sol.

Elle, c’est un corps anesthésié qui hurle le nom de son dealer-maquereau à tout va. Elle incarne le versant du trou de la mémoire. Lui, au contraire, il égrène des souvenirs comme s’il composait son propre journal intime.

Elle, elle possède une robe blanche qui sert de fil rouge.
Quand elle la porte, on dirait une nymphe ahurie.