MAMA KHAN - LE CHANT DE LA TERRE LAKOTA

Contes et chants des Sioux Lakota
Jeu masqué, tambour, hochet et flûte

Mama Khan, la grand-mère, raconte la création du monde et de ses merveilles. De notre Mère la Terre, elle vous transmettra les messages reçus en terre Lakota. La tortue lui a offert un tambour. Le corbeau lui a enseigné la liberté. Le pivert lui a transmis l’art de la flûte. Le bison l’a prise sur son dos afin de lui permettre de voir toute la beauté du monde. L’aigle l’a déposée au sommet des montagnes et lui a fait don de la magie des mots et du silence.

Un spectacle qui a reçu le “Prix P’tit Molière Meilleur seul en scène”

Le dimanche 8 mars à 15h au Centre Mandapa

Pour créer le personnage de Mama Khan, la conteuse et comédienne Khadija El Mahdi est allé au cœur de cette transmission en se rendant dans la réserve de Pine Ridge pour apprendre, éprouver, recueillir et traduire le lien intime et toujours vivant que préservent les peuples premiers avec la nature.

À travers leur mémoire, contes et chants, Mama Khan, grand-mère imaginaire, vient transmettre à une petite fille en manque de repère les fondamentaux de ce qui soutient les forces de vie. Elle révèle la vitalité ancienne et toujours vivante du peuple Lakota célébrant ainsi la beauté de cette spiritualité et son rapport intense à la nature.

Récits des terres Lakotas 

« Rien je n’ai,

Tout je suis

Comme vous

Depuis l’aube des temps

Là près de ma table

Dont les pieds poussent à hauteur de menthe sauvage

Ma fenêtre s’ouvre sur la crête ciselée de l’horizon qui luit

Ma lourde porte d’Olivier noueuse s’entrebâillant
laisse se déverser un fleuve d’or qui lave
les ombres et réchauffe l’âme

Je n’ai rien

Que l’or du temps

Si précieux

Si fugace

Et qui file entre les doigts 

Son rire de fuseau enfantin

L’or des fous

Rien à saisir

Rien à garder

Tout est là

Toute ma fortune sous vos yeux

Cette danse de vie

Et cela est bien, bien, précieux

Ici réside ma paix

Mon corps est ma demeure

J’y travaille à ma paix

J’y travaille à ta paix,

J’y travaille à la paix. »

K.E. MAHDI